![]() Dossier du mois : mars 2008
La loi pour augmenter le pouvoir d'achat : quelles mesures appliquer ?
La prime exceptionnelleLes entreprises ou établissements non assujettis au régime légal de la participation ont la possibilité, à titre facultatif, de verser à leurs salariés une prime exceptionnelle d’un montant maximum fixé à 1 000 euros. Quelles sont les entreprises concernées ? La prime bénéficie-t-elle à tous les salariés ? L’attribution de la prime doit être prévue par un accord d’entreprise ou d’établissement conclu selon les mêmes procédures que les accords de participation eux-mêmes, c’est-à-dire :
Son montant, fixé par l’accord, est plafonné à 1 000 euros par salarié. Ce montant s’entend du montant brut, c’est-à-dire avant précompte de la CSG et de la CRDS au titre des revenus d’activité.
La prime doit être versée au plus tard le 30 juin 2008. Ce versement exceptionnel doit apparaître soit sur une ligne spécifique du bulletin de paie du mois de versement, soit sur un document annexe ou annexé à ce bulletin de paie, ou tout autre mode de notification écrite. Dans la mesure où cette prime est assujettie à la CSG et à la CRDS, il est préférable de la mentionner directement sur le bulletin de paie. L’employeur doit notifier le montant des sommes versées à chaque salarié à l’organisme de recouvrement dont il relève, c’est-à-dire, son URSSAF pour le secteur non agricole. La prime est exonérée de toute contribution ou cotisation d’origine légale ou conventionnelle rendue obligatoire par la loi, à l’exception de la CSG et de la CRDS. L’exonération de cotisations sociales ne s’appliquera pas aux primes versées après le 30 juin 2008. Aucune exonération n’est prévue sur le plan fiscal. De ce fait, la prime est assujettie à l’impôt sur le revenu pour le salarié.
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