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Présidentielles 2017 : quels sont les projets des candidats pour la retraite des indépendants ?

Présidentielles 2017 : quels sont les projets des candidats pour la retraite des indépendants ?
En dépit des réformes, l’avenir de notre système de retraite reste incertain... et les Français inquiets. Les prétendants à la présidence n’ont d’autres choix que de prendre le problème à bras de corps. Avec des visions (très) différentes, comme en témoignent les annonces de Emmanuel Macron dans son programme de début mars. Zoom sur les programmes des cinq principaux candidats et sur les promesses effectuées aux artisans, commerçants et indépendants. 

A quel âge partirez-vous ? Réponse : entre 60 et 67 ans selon les candidats 

  • Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen s’accordent au moins sur un point : baisser l’âge de la retraite à 60 ans et diminuer le nombre d’annuités (de 41,5 à 40 ans). Mais ni l’un ni l’autre n’apporte de précisions sur le mode de financement du programme.
  • François Fillon milite en faveur de mesures draconiennes pour préserver les équilibres financiers. Au programme : passage à la retraite à 65 ans pour tous… même pour les régimes spéciaux et les fonctionnaires, auparavant logés à meilleure enseigne.
  • Emmanuel Macron dans son programme publié le 2 mars annonce qu’il maintient l’âge de départ à la retraite à 62 ans.

Le RSI sera-t-il toujours la caisse de retraite des indépendants, artisans et commerçants ?  

Tous les candidats, sans exception, s’accordent sur un point. Le Régime Social des Indépendants (RSI) est inopérant et souffre de graves dysfonctionnements.

  • Trois candidats sont en faveur de la disparition pure et simple du RSI. Jean-Luc Mélenchon l’a affirmé sur Twitter : « Le RSI est épouvantable, j’y mettrais fin en proposant sa réintégration dans le régime général (de la Sécurité sociale, NDLR) ». Emmanuel Macron a également été explicite depuis le début de sa campagne sur la disparition du RSI et l’engagement est confirmé dans son programme. Au-delà de la disparition du RSI, le fondateur du mouvement En marche ! milite en faveur de la mise en place d’un « système universel de retraites ». Autrement dit, les salariés, indépendants et fonctionnaires seront logés à la même enseigne. Benoît Hamon est également en faveur de la disparition du RSI. 
  • Marine Le Pen et François Fillon n’ont quant à eux pas annoncé la suppression du régime, mais une réforme en profondeur, la candidate frontiste allant même jusqu’à évoquer un système « à la carte », où les affiliés auront le choix d’adhérer soit au RSI soit au régime général. 

Vos pensions resteront-elles les mêmes ?  

  • L’Aspa (ex-minimum retraite) serait aligné sur le SMIC pour Jean-Luc Mélenchon, tandis que Marine Le Pen et Benoît Hamon prévoient respectivement des revalorisations de 20% et 10%. Emmanuel Macron a quant à lui prévu d’augmenter ce minimum de 100 euros par mois.
  • Au-delà de l’Aspa, Benoît Hamon compte revaloriser les petites et moyennes pensions de 2% environ. François Fillon a également promis une revalorisation des petites retraites, dans une interview accordée au Journal du Dimanche fin janvier : «Toutes les pensions du régime de base inférieures à 1.000 euros augmenteront de plus de 300 euros par an ».
  • Emmanuel Macron promet qu’il n’y aura pas de baisse des pensions durant les cinq ans du quinquennat. Il évoque aussi une modification dans le calcul de l’actualisation des pensions : « l'actualisation sera calculée, à terme, en fonction de l'espérance de vie, qui n'est pas la même pour un ouvrier et un cadre supérieur », explique-t-il.

Y-aura-t-il du changement dans vos cotisations et calcul de droits ?  

  • « A travail égal, cotisations égales et protection égale », explique Benoît Hamon quand il évoque son « statut unique de l’actif », qu’il soit salarié, artisan, commerçant ou indépendant. Or, le candidat souhaite revaloriser la retraite complémentaire des indépendants… qui aujourd’hui cotisent moins que les salariés. Logiquement, une hausse des cotisations pour les retraites complémentaires serait à prévoir.
  • Emmanuel Macron vise le même principe d’égalité que Benoît Hamon : « un euro versé pour cotisation ouvrira droit aux mêmes droits, quels que soient votre secteur, votre catégorie ou votre statut. ». Avec une différence de taille : il inclue les fonctionnaires, dont le régime de retraite est très déficitaire. Si le passage à ce régime unique ne se fera pas du jour au lendemain (Emmanuel Macron évoque une période de transition de dix ans), le programme ne donne pas de précision sur son mode de financement. A ce stade, aucune hausse des cotisations pour tel ou tel statut n’est annoncée. A noter cependant : Emmanuel Macron promet aux indépendants, commerçants et artisans de « doubler les plafonds pour pouvoir bénéficier du régime fiscal de la micro entreprise »… ce qui entrainera mathématiquement des baisses de cotisations pour les entrepreneurs optant pour ce statut.